Ce n’est pas la faute qui compte, c’est sa répétition
Une faute isolée, glissée dans un texte par ailleurs solide, ne fait pas basculer une copie. Ce qui pèse réellement sur l’évaluation, c’est la récurrence : lorsque la même erreur de grammaire ou d’orthographe réapparaît trois ou quatre fois dans le même texte, elle cesse d’être un accident et devient un signal de maîtrise incomplète de la langue. Or, la plupart des candidats répètent sans le savoir les cinq mêmes types d’erreurs, encore et encore, parce que ce sont des automatismes mal ancrés plutôt que des lacunes de vocabulaire.
La bonne nouvelle, c’est que ces cinq erreurs sont connues, cataloguées et faciles à surveiller une fois qu’on sait où regarder. Traquer spécifiquement ces cinq points en relecture est bien plus efficace qu’une relecture générale « au feeling », qui laisse passer exactement les mêmes fautes qu’on a l’habitude de ne pas voir.
Calculateur de risque orthographique
Pour chaque catégorie, indiquez à quelle fréquence l’erreur vous arrive habituellement dans vos productions écrites. La jauge calcule un score de risque global et vous indique où concentrer votre relecture en priorité. Cet outil est indicatif et pédagogique : il aide à cibler votre entraînement, il ne prédit pas votre score officiel.
Les 5 fautes qui reviennent le plus souvent — et comment les éviter
L’accord du participe passé avec « avoir »
Avec l’auxiliaire avoir, le participe passé s’accorde avec le complément d’objet direct (COD) uniquement lorsque celui-ci est placé avant le verbe. C’est une règle simple sur le papier, mais facile à oublier sous la pression du chronomètre, surtout quand le COD est un pronom relatif comme « que ».
La confusion des homophones grammaticaux
À l’écrit sous pression, l’oreille prend souvent le dessus sur la règle : « a » et « à » se prononcent pareil, tout comme « ce » et « se », ou « ces » et « ses ». Le réflexe le plus fiable reste le test de substitution (remplacer « a » par « avait » pour vérifier s’il s’agit du verbe avoir).
Les erreurs de conjugaison aux temps composés
Le conditionnel et le subjonctif sont souvent malmenés dans l’essai argumentatif, en particulier après des tournures comme « il faudrait que » ou « si j’avais su ». Une conjugaison bancale à un moment clé de l’argumentation fragilise la crédibilité de tout le raisonnement.
Les accents oubliés ou mal placés
Un accent manquant peut changer le sens d’un mot entier (« la » devient « là », « ou » devient « où »). Sur clavier, ces oublis sont fréquents et passent facilement inaperçus lors d’une relecture rapide, car l’œil complète mentalement le mot attendu.
Les erreurs d’accord de pluriel
Quand le sujet et le verbe sont séparés par une longue proposition, l’accord se perd facilement en route. C’est aussi vrai pour les adjectifs de couleur composés ou les noms composés, dont les règles de pluriel comportent plusieurs exceptions.
Le détecteur de fautes en direct
Cinq phrases, chacune contenant l’une des erreurs vues plus haut, soulignée à la manière d’un correcteur automatique. Cliquez sur une phrase pour révéler la correction et la règle associée, comme si vous corrigiez votre propre brouillon.
« La méthode que vous avez choisie était la bonne. »
Règle : le COD « que » (mis pour « la méthode ») est placé avant le verbe avoir, donc le participe passé s’accorde au féminin singulier.
Cette phrase est correcte si « ces raisons » renvoie à des raisons déjà mentionnées ; on écrirait ses raisons uniquement s’il s’agit des raisons propres à la personne dont on parle.
Règle : « ces » est un déterminant démonstratif (celles-ci/celles-là), « ses » est un déterminant possessif (les siennes).
« Il faudrait que nous soyons plus attentifs à la relecture. »
Règle : après « il faudrait que », le verbe se conjugue au subjonctif présent, et non à l’indicatif.
« C’est exactement là où je voulais en venir. »
Règle : « là » avec accent grave indique un lieu ou une idée abstraite ; « la » sans accent est un article ou un pronom.
« Les avantages que présente cette solution sont nombreux. »
Règle : le verbe s’accorde avec le sujet réel « les avantages », malgré la proposition intercalée qui éloigne visuellement le sujet du verbe.
Des réflexes de relecture rapides à automatiser
Isoler chaque « avoir »
Repérer mentalement chaque auxiliaire avoir et vérifier s’il y a un COD placé avant, avant de valider l’accord du participe.
Tester par substitution
Remplacer « a » par « avait » ou « on » par « il » permet de trancher instantanément entre deux homophones.
Repérer les propositions intercalées
Quand une longue proposition sépare le sujet du verbe, revenir mentalement au sujet réel avant d’accorder.
Relire les mots courts
Les petits mots (à, où, la, là, ce, se) concentrent l’essentiel des fautes d’accent et d’homophonie.
Prioriser une relecture ciblée
Mieux vaut deux minutes concentrées sur ces 5 catégories qu’une relecture longue mais dispersée.
Tenir un carnet d’erreurs
Noter ses propres fautes récurrentes à l’entraînement permet de savoir exactement quoi surveiller le jour de l’examen.
Checklist de relecture anti-fautes
Cochez chaque point au fur et à mesure de votre préparation. Cette liste reste dans votre navigateur le temps de la session, pour vous aider à visualiser ce qu’il reste à consolider.
Ce que les candidats demandent le plus
Une seule faute d’orthographe peut-elle vraiment faire baisser le score au TCF Canada ? +
Faut-il éviter les phrases complexes pour limiter les fautes ? +
Comment repérer ses propres fautes récurrentes avant l’examen ? +
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Pour aller plus loin
Ne laissez plus 5 fautes décider de votre score
Ces cinq erreurs ne demandent pas plus de vocabulaire, seulement plus de vigilance ciblée. Un entraînement régulier avec relecture méthodique transforme ces automatismes fragiles en réflexes fiables.
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